Le Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC) a publié une note de presse dans laquelle il demande l’ouverture d’une enquête indépendante et approfondie à la suite de la perquisition menée, le jeudi 20 août 2026, au domicile de Gérard Cassis par des agents de l’Administration générale des douanes (AGD), accompagnés de membres de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ).
Selon le RHAJAC, cette opération fait suite aux révélations qu’il affirme avoir publiées concernant l’existence d’un présumé réseau de contrebande opérant entre les États-Unis, la République dominicaine et Haïti, notamment à travers les points frontaliers de Malpasse et Fonds-Parisien.
L’organisation soutient que plusieurs conteneurs auraient traversé la frontière sans inspection régulière et sans acquittement des droits de douane. Elle affirme également que certains de ces conteneurs sont soupçonnés d’avoir servi au transport d’armes, de munitions et d’autres marchandises introduites illégalement sur le territoire haïtien.
Dans sa note, le RHAJAC cite les noms de Gérard Cassis, Junior Cassis, Steeve Handal, Rogelio Alberto Reyes Guerrero et d’un homme identifié sous le nom de Jourdain, ainsi que les entreprises Premium Foods, Cassis Frères S.A. et EBC Custom Agent, SRL, qu’il invite les autorités à examiner dans le cadre de leurs investigations.
Le réseau appelle la DCPJ et l’Administration générale des douanes à identifier les conteneurs concernés, à vérifier leur contenu et à établir les responsabilités éventuelles. Il sollicite également la coopération des ambassades des États-Unis et de la République dominicaine en Haïti, afin que les informations disponibles soient transmises aux autorités compétentes de ces deux pays pour d’éventuelles investigations sur leurs territoires respectifs.
Le RHAJAC estime par ailleurs que toute éventuelle intervention politique dans ce dossier devrait faire l’objet d’un examen. L’organisation affirme disposer d’informations selon lesquelles Gérard Cassis aurait bénéficié d’une protection politique en raison de liens familiaux présumés avec le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Cette affirmation n’a pas été établie par une décision de justice.
Selon le réseau, ce système présumé de contrebande porterait gravement atteinte à l’économie nationale en privant l’État de recettes fiscales, en créant une concurrence déloyale pour les entreprises respectueuses de la loi et en favorisant, selon ses allégations, les activités de groupes armés.
En conclusion, le RHAJAC réclame une enquête indépendante, transparente et dépourvue de toute influence politique afin que toute la lumière soit faite sur ce dossier.
Le réseau rappelle enfin que toutes les personnes citées dans cette affaire bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à ce qu’une décision judiciaire définitive établisse leur responsabilité.
Pour le RHAJAC
Djovany Michel
Secrétaire général
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