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Sécurité, économie, politique : l’IDA tire la sonnette d’alarme face à l’effondrement du pays

Dans une note de conjoncture publiée ce 28 mai, le parti politique Inisyativ pou Devlope Ayiti (IDA) dresse un tableau préoccupant de la situation nationale, marquée selon lui par une aggravation continue des crises sécuritaire, économique et politique.

Selon l’IDA, malgré les engagements des autorités et l’appui de la communauté internationale, le pays s’enfonce dans une crise multidimensionnelle aux conséquences de plus en plus lourdes pour la population.

Sur le plan sécuritaire, le parti dénonce ce qu’il qualifie d’« échec manifeste » de la politique gouvernementale. Il souligne que plusieurs axes routiers stratégiques, notamment les routes nationales RN1, RN2 et RN3, restent sous le contrôle de groupes armés, paralysant les échanges et favorisant des circuits économiques parallèles.

Le document évoque également la délocalisation de certaines institutions publiques, contraintes d’abandonner des zones symboliques comme le Champ-de-Mars et le Bicentenaire, illustrant, selon l’IDA, un affaiblissement de l’État.

Par ailleurs, le parti met en avant un bilan humain jugé « insoutenable », marqué par la multiplication des violences dans plusieurs régions, notamment à Croix-des-Bouquets, Cité Soleil, dans l’Artibonite et le Centre, entraînant des déplacements massifs de population.

L’IDA pointe du doigt la responsabilité du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, qu’il accuse d’inaction face à la dégradation de la situation sécuritaire.

Sur le plan économique, le parti évoque une crise humanitaire sans précédent, liée à la paralysie des activités économiques. Le climat d’insécurité aurait entraîné l’arrêt de nombreuses activités productives, la fuite des investisseurs et une augmentation significative du chômage.

Le document fait état d’une inflation croissante, d’une contraction de la production nationale et d’un recul du produit intérieur brut (PIB), plongeant une grande partie de la population dans une précarité accrue.

Des inquiétudes sur le processus électoral

Sur le plan politique, l’IDA exprime de vives préoccupations concernant le projet de décret électoral en préparation. Le parti dénonce des dispositions qu’il juge « antidémocratiques », notamment en ce qui concerne l’indépendance du Conseil électoral provisoire (CEP) et les conditions imposées aux partis politiques pour participer aux élections.

Selon l’IDA, certaines mesures pourraient restreindre la participation politique et compromettre la tenue d’élections crédibles, dans un contexte où les autorités sont accusées de vouloir contrôler le processus électoral.

Face à cette situation, le parti affirme ne pas être signataire du Pacte pour la stabilité et l’organisation des élections. Il appelle à une large concertation nationale impliquant les forces vives du pays et les partenaires internationaux, en vue de dégager un consensus autour d’un processus électoral transparent et inclusif.

Pour l’IDA, la priorité reste l’organisation d’élections crédibles capables de favoriser une véritable alternance démocratique et de restaurer la confiance au sein de la population.

Dans ce contexte de crise généralisée, le parti lance un appel à la mobilisation collective afin de « sauver la nation haïtienne » et ouvrir la voie à un redressement durable.

La rédaction.

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