Alors que le processus électoral semble progressivement se mettre en place en Haïti, l’ancien président Michel Martelly a effectué son retour dans le pays après plusieurs années passées à l’étranger.
L’ancien chef de l’État, qui résidait en Floride, aux États-Unis, n’était pas revenu en Haïti depuis qu’il a été visé par des sanctions imposées par le Canada et les États-Unis. Ces deux pays l’ont sanctionné pour des allégations d’implication dans le trafic de stupéfiants et de soutien à des groupes armés. Michel Martelly a contesté ces accusations et n’a pas été condamné pénalement par un tribunal sur ces faits.
Son retour intervient dans un contexte politique marqué par les préparatifs des prochaines élections et les débats autour de la transition politique.
Par ailleurs, Michel Martelly a été convoqué par le magistrat chargé de l’enquête sur l’assassinat de l’ancien président Jovenel Moïse, dans le cadre des investigations en cours. À ce stade, cette convocation s’inscrit dans la procédure judiciaire et ne constitue pas une déclaration de culpabilité.
L’ancien président est également cité dans un rapport de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), qui relève des irrégularités présumées dans ses déclarations de patrimoine. Les autorités compétentes restent chargées d’examiner ces éléments dans le cadre des procédures prévues par la loi.
Le retour de Michel Martelly intervient à un moment où plusieurs acteurs politiques multiplient les initiatives en vue des prochaines échéances électorales, dans un climat toujours marqué par l’insécurité et les incertitudes entourant le processus de transition.
JEAN LOUIS FANFAN.

