Alors que le directeur général du Service National de Gestion des Résidus Solides (SNGRS), Daril Balthazar, multiplie les interventions médiatiques pour promouvoir le programme « Haïti Zéro Déchet », la réalité observée dans plusieurs régions du pays suscite de nombreuses interrogations sur l’efficacité de cette initiative.
À quelques mètres seulement des locaux du SNGRS, notamment au carrefour Gérald-Bataille, d’importants amas d’ordures continuent d’occuper la voie publique. Le même constat est dressé à la rue Cassagnol, à Delmas 75, où des déchets s’accumulent et sont parfois brûlés à ciel ouvert, exposant les riverains à de sérieux risques sanitaires.
Cette situation est loin d’être isolée. Dans plusieurs communes du pays, les déchets ménagers envahissent les rues, obstruent la circulation et dégradent considérablement le cadre de vie de la population. Pour de nombreux citoyens, ces images contrastent fortement avec le message optimiste véhiculé par la direction du SNGRS.
Les critiques reprochent au directeur général Daril Balthazar de privilégier les campagnes de communication et les tournées médiatiques plutôt que de concentrer les efforts sur des actions concrètes capables d’améliorer durablement la gestion des déchets. Selon ces observateurs, les annonces répétées autour du programme « Haïti Zéro Déchet » peinent à se traduire par des résultats visibles sur le terrain.
Face à cette réalité, plusieurs voix appellent les autorités à évaluer les performances du SNGRS et à renforcer les moyens consacrés à la collecte et au traitement des déchets. Elles estiment que la priorité devrait être la mise en œuvre de solutions efficaces plutôt que la multiplication des annonces publiques.
Au regard de l’état actuel de nombreuses artères du pays, où les détritus continuent de s’accumuler et de perturber la circulation, les détracteurs du directeur général considèrent que la mission confiée au SNGRS n’a pas produit les résultats attendus.
La Redaction.

