Port-au-Prince, avril 2026 – Malgré le lancement de plusieurs chantiers à travers la zone métropolitaine, le Ministère des Travaux publics, Transports et Communications (MTPTC) est vivement critiqué pour son manque de suivi, notamment dans la commune de Delmas, où l’état des routes continue de se détériorer.
Sur l’autoroute de Delmas, la chaussée est aujourd’hui parsemée de nids-de-poule de grande ampleur, compliquant la circulation et provoquant d’importants embouteillages. À Delmas 62, un cratère particulièrement dangereux constitue une menace directe pour les automobilistes, contraints de redoubler de prudence pour traverser cette portion.
De manière générale, l’ensemble de cet axe routier présente des signes avancés de dégradation, avec une chaussée de plus en plus poussiéreuse et difficilement praticable. Bien que certaines interventions aient été réalisées par la mairie de Delmas, celles-ci restent insuffisantes pour inverser la tendance.
Selon Le Nouvelliste, citant une source municipale, des travaux de réhabilitation sont toutefois en cours à Tabarre, notamment sur le tronçon reliant Carrefour Rita à Clercine. Ce chantier, long d’environ 900 mètres, est financé par la mairie de Tabarre, tandis que son exécution est assurée par le MTPTC. En attendant son achèvement, prévu dans un délai de trois mois, les usagers sont contraints d’emprunter des voies alternatives.
Au-delà de la capitale, la situation des infrastructures routières demeure préoccupante. Plusieurs routes nationales sont en mauvais état, augmentant les risques d’accidents, parfois mortels. C’est notamment le cas de la route nationale numéro 4, au niveau de Ravine-la-Serre, dans la commune de Belle-Anse, où la dégradation avancée de la chaussée a déjà causé plusieurs pertes en vies humaines.
Au fil des jours, l’état des routes ne fait que rappeler une réalité difficile à ignorer : pendant que les usagers risquent leur vie sur des axes en ruine, les décisions tardent et les priorités semblent ailleurs. Pour beaucoup, laissant la population faire face seule aux conséquences d’une gestion jugée défaillante
La rédaction

