La situation sécuritaire continue de se détériorer dans le pays, avec une nouvelle flambée de violences enregistrée dans le Sud-Est. Dans la nuit de dimanche à lundi, la localité de Séguin a été le théâtre d’une attaque attribuée à des groupes armés opérant sous la bannière dite « Viv Ansanm ».
Selon plusieurs sources locales, le commissariat de la zone a été incendié, des véhicules de la Police nationale d’Haïti (PNH) détruits, et un nombre encore non confirmé de victimes a été enregistré. Cette attaque marque une nouvelle étape dans l’expansion de l’insécurité, alors que plusieurs régions du pays sont déjà sous forte emprise de groupes armés.
Des observateurs dénoncent une situation prévisible, pointant la progression continue de ces groupes, notamment dans la zone de Kenscoff, où la population vit sous pression depuis plusieurs mois. L’absence de mesures efficaces pour contenir cette montée en puissance alimente les inquiétudes et les critiques.
Dans ce contexte, des voix s’élèvent pour mettre en cause la gestion sécuritaire des autorités, évoquant un manque de stratégie claire et de réponse adaptée face à la menace. La coordination des forces de sécurité et les dispositifs de prévention sont notamment remis en question.
Alors que le pays traverse une crise sécuritaire sans précédent, cette nouvelle attaque renforce le sentiment d’abandon exprimé par une partie de la population, qui appelle à des actions urgentes et concrètes pour rétablir l’ordre et protéger les citoyens.
FANFAN JEAN LOUIS.

