Par GPPC
Un mois après l’arrivée de la ministre Rayina, la diplomatie haïtienne entame une restructuration majeure. Selon les informations recueillies, près de 150 personnes diplomates et contractuels sont rappelées ou voient leur contrat arriver à terme. Une décision qui marque la volonté du gouvernement de mettre fin à une diplomatie coûteuse, peu performante et trop souvent influencée par des nominations politiques.
Les évaluations menées ces dernières semaines ont révélé un réseau diplomatique surdimensionné : trop de postes, trop de privilèges, trop de personnel inactif. Dans un contexte de crise sécuritaire et économique, la ministre insiste sur la nécessité de réorienter les ressources vers les priorités nationales, notamment la sécurité, les élections, la relance économique et l’accès des jeunes à des bourses d’études.
Les premières mesures touchent particulièrement les postes les plus coûteux : États-Unis, République dominicaine, France et Bahamas, avec environ 40 diplomates rappelés et plus d’une centaine de contractuels concernés. L’objectif affiché est clair : réduire les dépenses, professionnaliser les missions et projeter une nouvelle image d’Haïti à l’international.
Contactée, la ministre Rayina reste discrète. Elle confirme que les rappels se feront dans le respect des contrats et que les frais de retour seront assurés, sans fournir davantage de détails.
Ce mouvement marque le début d’un redimensionnement profond. Le pays n’a plus les moyens de financer l’inaction : le grand ménage commence aujourd’hui.
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