Dans quelques heures, le monde pourrait changer. Une déclaration, une décision, un mot prononcé au sommet du pouvoir mondial peut redessiner les cartes de la géopolitique et bouleverser des civilisations entières. Ce soir, l’Histoire s’écrit dans le sang et dans l’ombre, et pourtant, une partie de l’humanité demeure dans l’ignorance totale de ce qui se joue.
Le peuple haïtien, enfermé dans sa misère, prisonnier de la faim, des gangs et du désespoir, ne perçoit pas les lignes de force qui gouvernent la planète. La géopolitique, pour lui, n’est qu’un langage étranger, une abstraction qui ne nourrit pas, qui ne protège pas, qui ne libère pas. Les rares esprits qui comprennent le jeu des puissances n’ont rien expliqué à la population. Ils ont laissé les masses gérer seules la violence quotidienne, sans leur donner les clés pour comprendre que chaque décision prise à Washington, Téhéran, Moscou ou Pékin peut avoir des répercussions jusque dans les ruelles de Port-au-Prince.
Et pourtant, ce soir, une déclaration sur l’Iran annonce la fin de 47 années d’un régime marqué par l’extorsion, la corruption et la mort. Les mots prononcés résonnent comme une prophétie : « Une civilisation entière va disparaître ce soir, pour ne jamais être ramenée à la vie… » Ce n’est pas seulement l’Iran qui est concerné, mais l’équilibre fragile du monde. Car si un régime tombe, si une idéologie s’effondre, alors c’est toute la structure des alliances, des rivalités et des espoirs qui se recompose.
Haïti, dans son silence, ne voit pas que ce bouleversement pourrait être une chance. Si un peuple opprimé peut renaître ailleurs, pourquoi pas lui ? Si une nation peut se libérer de ses chaînes, pourquoi pas celle qui fut la première République noire indépendante ? Mais pour cela, il faudrait que les Haïtiens comprennent que leur destin n’est pas isolé, qu’il est lié à celui des autres peuples, et que la misère n’est pas une fatalité mais une construction politique.
Ce soir, le monde pourrait être autrement. Ce soir, une civilisation peut disparaître, mais une autre peut naître. Ce soir, l’Histoire nous rappelle que rien n’est immuable, que les puissances s’effondrent et que les peuples renaissent. Haïti, dans sa douleur, devrait entendre cet écho et se préparer à écrire sa propre page.
GPPC

