La justice américaine a infligé un nouveau revers à l’administration de l’ancien président Donald Trump dans le dossier du Statut de protection temporaire (TPS) accordé à des centaines de milliers de migrants, dont de nombreux Haïtiens.
Selon plusieurs informations judiciaires, une cour d’appel fédérale a refusé la demande visant à lever le blocage d’une décision précédente qui empêche la suppression immédiate du programme. Cette décision judiciaire maintient donc, pour le moment, la protection accordée aux bénéficiaires du TPS.
Une décision importante pour les migrants haïtiens
Le TPS, ou Temporary Protected Status, est un programme américain qui permet aux ressortissants de certains pays touchés par des crises majeures — catastrophes naturelles, conflits ou instabilité politique — de vivre et de travailler légalement aux États-Unis pendant une période déterminée.
Des centaines de milliers de ressortissants haïtiens bénéficient de ce statut depuis le séisme de 2010 et les crises politiques et sécuritaires qui ont suivi.
Lorsque l’administration Trump a annoncé son intention de mettre fin à ce programme pour Haïti, plusieurs organisations et bénéficiaires ont saisi la justice, estimant que cette décision exposerait les migrants à de graves dangers s’ils étaient renvoyés dans leur pays d’origine.
Au début de février 2026, une juge fédérale à Washington a suspendu la décision du gouvernement visant à mettre fin au TPS pour les Haïtiens. Elle a estimé que la procédure utilisée par le Département de la sécurité intérieure ne respectait pas certaines règles légales et constitutionnelles.
Face à ce jugement, l’administration Trump a fait appel afin d’obtenir l’autorisation de mettre fin rapidement au programme. Cependant, la cour d’appel a rejeté cette demande, laissant en vigueur la décision qui protège temporairement les bénéficiaires du TPS.
Même si cette décision constitue une victoire pour les défenseurs des migrants, le dossier n’est pas totalement clos. L’administration Trump pourrait poursuivre la bataille judiciaire et porter l’affaire devant la Cour suprême des États-Unis.
En attendant, la décision de la cour d’appel maintient l’incertitude mais offre un répit à des centaines de milliers de personnes qui vivent et travaillent légalement aux États-Unis grâce au TPS.
JEAN LOUIS FANFAN.

