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COMPAGNIE DIGNITE

Le RHAJAC dénonce une grave violation de l’État de droit et exige la révocation du commissaire Eno Zéphirin

Cap-Haïtien – Le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption (RHAJAC) a publié, le 11 janvier 2025, une note d’alerte dans laquelle il réclame la révocation immédiate du commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance du Cap-Haïtien, Me Eno Zéphirin, pour des actes jugés contraires à la loi et aux principes fondamentaux de l’État de droit.

Selon l’organisation, ces faits s’inscrivent dans le cadre d’une vaste opération de démolition d’entreprises déclarées non conformes, menée depuis plusieurs semaines par la délégation départementale du Nord dans la ville du Cap-Haïtien.

Les événements dénoncés se seraient produits le vendredi 9 janvier 2026, sur le boulevard de Carénage. À la suite d’une altercation survenue lors de cette opération, le commissaire du gouvernement aurait affirmé avoir été agressé physiquement. Toutefois, le RHAJAC soutient qu’aucune situation de légitime défense ne peut être retenue dans cette affaire.

Une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux montre un individu déjà menotté, maîtrisé et violemment malmené par des agents de sécurité, ne représentant plus aucune menace immédiate. Malgré cela, Me Eno Zéphirin apparaît sur les images en train de porter lui-même des coups et de gifler l’homme, avant de le faire placer en garde à vue dans des conditions qualifiées d’irrégulières par l’organisation.

Pour le RHAJAC, ces actes constituent une violation grave de l’État de droit. En intervenant personnellement de manière violente contre un citoyen déjà neutralisé, le magistrat se serait rendu coupable d’un abus d’autorité, se substituant illégalement aux procédures judiciaires prévues par la loi.

Face à la gravité des faits, le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption exige non seulement la révocation immédiate du commissaire du gouvernement, mais également l’ouverture de poursuites judiciaires à son encontre. L’organisation demande en outre le dédommagement intégral de la victime, pour les préjudices physiques, moraux et matériels subis.

Dans sa note, le RHAJAC rappelle que nul n’est au-dessus de la loi, y compris les magistrats, et avertit que toute complaisance face à de tels comportements contribuerait à renforcer l’arbitraire et l’impunité dans le pays.

Le communiqué est signé par Djovany Michel, secrétaire général du RHAJAC, qui appelle les autorités compétentes à agir avec responsabilité afin de préserver les principes fondamentaux de la justice et des droits humains en Haïti.

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