La sanction américaine contre Fritz Alphonse Jean tombe comme un verdict final sur un passage déjà chaotique au sein du Conseil Présidentiel de Transition. Accusé par Washington de soutenir des gangs armés et d’entraver la lutte contre les « organisations terroristes » qui ravagent le pays, le conseiller-présidentiel se retrouve désormais au cœur d’un scandale qui expose crûment son bilan.
Sous son influence au CPT, rien n’a bougé dans le bon sens. La crise sécuritaire s’est aggravée, les gangs ont multiplié leur emprise sur Port-au-Prince, et aucune initiative sérieuse n’a vu le jour pour reprendre le contrôle du territoire. Cette incapacité flagrante à répondre à l’urgence nationale a profondément discrédité l’institution déjà vacillante qu’est le CPT.
Sur le plan politique, son bilan n’est guère plus reluisant. Les promesses de calendrier électoral se sont éteintes dans l’indécision, les réformes annoncées n’ont jamais dépassé le stade de vagues déclarations, et la transition s’est enlisée dans un immobilisme total. Pour de nombreux observateurs, Fritz Jean a incarné un leadership opaque, hésitant et déconnecté des réalités du pays.
La sanction américaine vient simplement mettre en lumière ce que beaucoup dénonçaient déjà : un acteur incapable d’instaurer la moindre stabilité et dont l’action ou l’inaction a contribué à affaiblir un Conseil déjà fragilisé. Aujourd’hui, l’image du CPT sort encore plus ternie, et le nom de Fritz Jean restera associé à l’un des épisodes les plus embarrassants et improductifs de la transition.
La Redaction.

