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COMPAGNIE DIGNITE

Haïti par la foi appelle à un sursaut politique pour éviter une occupation militaire

Pour le parti Haïti par la foi pour l’alternance démocratique, la classe politique haïtienne et la société civile doivent s’activer et s’adapter, malgré les contradictions connues, dans le délai imparti à l’organisation des prochaines élections, si l’on veut qu’Haïti échappe à une occupation militaire formelle.

Le parti interpelle les hommes et femmes politiques de tous les secteurs de la vie nationale à faire preuve de réalisme face à la conjoncture sociopolitique et économique du pays. Il appelle à prioriser la souveraineté nationale dans un esprit de sacrifice patriotique, afin d’écrire cette nouvelle page d’histoire avec intelligence et courage, pour éviter de justifier une occupation militaire formelle et définitive d’Haïti.

Pour une fois, estime le parti, les élites politiques au pouvoir comme celles de l’opposition devraient agir stratégiquement, en dehors des lenteurs diplomatiques traditionnelles, dans un contexte où les enjeux deviennent de plus en plus imprévisibles.
« Devrions-nous être anticipatifs ? », interroge le texte, invitant les acteurs à la réflexion.

Il est crucial, poursuit le parti, que la classe politique manifeste un véritable sentiment d’appartenance et de responsabilité face à la précarité nationale, et qu’elle travaille concrètement à en sortir. Les élites politiques, qu’elles soient au pouvoir ou dans l’opposition, doivent agir avec les moyens disponibles, sans attendre de conditions idéales.

Le temps des débats interminables, des discours idéologiques et des propositions de transition sans fin doit céder la place à une adaptation lucide à la réalité sociopolitique et économique du pays. Cette adaptation doit s’inscrire dans la perspective du processus électoral fragile, récemment annoncé par le gouvernement de transition, sous la pression des États-Unis et de la communauté internationale.

Le parti identifie trois vérités fondamentales dans cette conjoncture :

  1. Aucun secteur de la vie nationale ne peut, à lui seul, résoudre le problème de l’insécurité qui dépasse tout le monde.
  2. L’influence internationale reste déterminante dans toute tentative de résolution de crise, quelle que soit la vigueur de nos protestations.
  3. Les rivalités électorales internes et les erreurs politiques répétées ne font que renforcer la domination étrangère et faciliter la mise en place de plans de sécurité dictés de l’extérieur.

Le peuple haïtien et ses élites doivent pleinement mesurer la portée de la période électorale annoncée, malgré la persistance de la violence. Cette étape engage Haïti tout entière et exige humilité, foi, résilience et sens du devoir.

Les échecs collectifs sont possibles dans cette conjoncture, mais il revient aux acteurs politiques de faire preuve d’intelligence et de courage, à l’image de nos ancêtres, pour préserver la nation.

Comment, dès lors, pousser le pays le plus affaibli de la Caraïbe vers des élections dans un climat d’insécurité absolue ?
Toute réponse à cette question, souligne le parti, marquerait le début d’un sursaut d’intelligence politique dont dépend la souveraineté nationale.

Après 221 ans d’indépendance, le peuple haïtien doit apprendre à distinguer — dans cette conjoncture — ceux qui méritent une explication par leurs actes, ceux qui méritent une réponse par le vote, et ceux qui ne méritent plus rien du tout.

Être poussés vers les élections par la communauté internationale représente un test d’existence et de maturité que les Haïtiens doivent réussir, au-delà de leurs contradictions, pour réaffirmer l’esprit de l’indépendance.

De toute évidence, pour Haïti par la foi pour l’alternance démocratique, les solutions du pays ne se limitent pas à l’organisation d’élections. Mais ces élections pourraient au moins permettre à Haïti de se doter d’élus légitimes et de dirigeants capables de travailler à la normalisation du pays, tout en garantissant l’alternance démocratique.

Que Dieu veille sur Haïti.

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